Etampes, le 15 janvier 2016

Monsieur le Président du Conseil Départemental de l’Essonne,

Je vous écris à double titre, celui de citoyen et celui d’élu local, au sujet de la situation financière du Département. La situation dans laquelle vos prédécesseurs ont laissé le département est honteuse et criminelle.

Le citoyen que je suis est en colère.

Il existe un principe constitutionnel intitulé « principe de sincérité budgétaire ». Principe qui interdit pour une administration de sous-estimer les charges ou de surestimer les ressources lorsqu’elle fait son budget. Pour ma part, je pense qu’il s’agit tout simplement d’honnêteté. Ce principe, de sincérité est inscrit noir sur blanc dans l’article L1612-4 du code général des collectivités locales, il s’agit d’une loi qui a été promulguée il y a 20 ans !! Il ne s’agit pas seulement, d’ailleurs, d’un problème comptable : une augmentation de la fiscalité sur une population qui subit toujours les effets de la crise, une réduction des prestations au profit de nos concitoyens les plus en difficultés. Les conséquences sont graves. Il ne peut y avoir d’impunité après avoir été la cause d’effets aussi dramatiques sur nos vies. On ne peut pas tricher avec les impôts des contribuables sans en subir les conséquences.

Monsieur le Président du Conseil Départemental de l’Essonne, je vous demande d’engager une procédure judiciaire contre les élus responsables de cette tricherie organisée.

L’élu que je suis est tout autant en colère. J’ai été en charge du budget de la collectivité dans laquelle je suis élu, c’est un donc un sujet que je maitrise bien assez pour savoir que cette dissimulation de plus de cent millions d’euros de dette ne peut être que volontaire. On ne peut pas ne pas l’avoir fait exprès. Si les responsables avaient été employés (dans le public comme dans le privé), ils auraient dû faire face à des condamnations pénales assorties d’un licenciement pour faute lourde.

L’idée que le statut d’élu puisse permettre de s’exonérer de ses responsabilités est quelque chose d’insoutenable. Ce serait la justification concrète de la défiance qu’ont les citoyens vis-à-vis de nous. C’est à nous élus, de séparer, en notre sein, le bon grain de l’ivraie. Les citoyens nous ont lancé un message très important lors du dernier scrutin. Nous élus, avions annoncé avoir compris que nous devrions changer certains comportements. A la suite de cette malversation financière, il existe la possibilité que vous ne soyez plus en mesure de tenir des promesses que vous avez faites, c’est très grave dans cette ambiance de suspicion envers les élus.

Je vous demande donc de vous rapprocher des services du procureur de la république, de la cour régionale des comptes, des services de l’état, des services juridiques de votre collectivité afin de faire condamner le plus sévèrement possible les coupables de ce crime. Quand les fondements de la démocratie sont ainsi attaqués, il ne peut s’agir seulement d’un délit. C’est bien un crime contre la démocratie représentative.

Monsieur le Président du Conseil Départemental de l’Essonne, je demande justice.

 

Je vous prie de croire, Monsieur le Président du Conseil Départemental de l’Essonne, en l’assurance de mes sentiments les meilleurs

Eric Deloire

Conseiller municipal de la commune d’Etampes

Conseiller communautaire de la communauté d’agglomération de l’Etampois Sud Essonne

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A mon avis, ce n’est pas la définition « normale » du mot Guerre.

La guerre est faite par des soldats, c’est-à-dire des hommes et des femmes avec des règles, avec un code. La guerre est faite par des guerriers soumis à des valeurs. Sans essayer de donner un coté noble à la guerre qu’elle ne mérite pas, il faut savoir que les soldats tiennent à la vie, à la leur, bien entendu, mais également à celle d’en face. La mission d’un soldat en guerre n’est pas de tuer, d’assassiner, mais de neutraliser.

L’exemple le plus représentatif est le traitement réservé par les soldats à leurs prisonniers de guerre. Une convention internationale à même été crée pour en définir les conditions.

L’expression « Guerre contre le terrorisme » est à comprendre dans le même sens que celui qui définit la guerre contre l’illettrisme, la guerre contre l’obésité, mieux encore la guerre contre le cancer.

Ces gens qui nous agressent, qui veulent nous détruire ne méritent pas le titre de soldat ou de guerrier. Ce ne sont pas des ennemis à vaincre, mais un mal à éradiquer. Ce n’est pas un mal de la civilisation occidentale, mais bien un cancer de la civilisation humaine ou la philosophie universaliste de la France sert de symbole.

Il faut surtout bien garder en tête le but de tout ça.

Ce que ce cancer, le mal et l’horreur veulent, ce sont des représailles.

Ils veulent qu’on tue des musulmans, ils veulent une guerre civile en France, un cancer qui détruit la nation de l’intérieur.

J’aime l’idée que toutes ces personnes, qui spontanément ont cherché à donner leur sang, ont inconsciemment compris qu’il s’agit d’une maladie.

 

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Je suis un élu, j’ai donc le devoir d’être au plus proche de la population afin de recueillir les attentes et d’expliquer les choix faits (ou non faits), les décisions prises (ou non prises) et bien sur ma position sur différents sujets relatifs aux compétences liées au mandat que j’exerce.

 Mais, vous-même, citoyens/électeurs avez également des devoirs.

 1) Il faut vous mettre dans la tête que l’inscription sur une liste électorale n’est pas un tour de magie qui permettrait tout d’un coup de « science infuse éclair » d’avoir toutes les connaissances nécessaires en droit constitutionnel, en droit électoral, en finances publiques, et connaissance de la décentralisation, etc..
C’est fou le nombre de gens qui pensent pourtant que c’est le cas et qu’il n’y a pas besoin de chercher à se renseigner, à apprendre. Il n’est pas besoin d’être un spécialiste, juste de savoir de quoi on parle.
2) Avant chaque scrutin, savoir à quoi correspond la fonction. Un maire n’a pas le même boulot qu’un député ou qu’un conseiller départemental qui n’ont pas le même pouvoir qu’un président de la république ou qu’un député européen. Si le boulot est différent, les qualités nécessaires pour l’exercer sont évidement différentes, il faut donc réfléchir différemment avant de choisir.
Je me souviens d’un scrutin ou des naïfs ont élu leur conseillers régionaux en fonction du curieux « pour ou contre les minarets » alors que les conseils régionaux n’ont aucun rapport avec le sujet.

 
3) J’ai également connu des élections ou des candidats ne savaient absolument rien sur le mandat auquel ils prétendaient. Imaginez quelqu’un qui postule pour un poste de chirurgien cardiaque et qui ne sait pas ou se trouve le cœur dans un corps humain.

Quand à l’argument « on apprend sur le tas »  : Quelle tête feriez vous si vous ameniez votre voiture pour un problème de frein et que le garagiste vous réponde «  Tout d’abord j’apprends comment ça marche, puis je m’occupe de votre véhicule….et je vous facture le tout »

 A part pour les présidentielles, pour toutes les autres élections, vous avez la possibilité de rencontrer les candidats, de les interroger, de les juger. Faites le …
Pour le reste, et seulement après, c’est de l’ordre des convictions… il n’y a pas de conseil à apporter à ce sujet sinon de les suivre.

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Juste  à rappeler que la personnalité préférée des français ( C’est un signe ne vous y trompez pas !) a écrit et chanté :  » L’humour et l’amour sont nos trésors »

Rien à ajouter.

 

 

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5,9 millions de ménages, soit plus d’un sur cinq, sont en situation de vulnérabilité énergétique en France, contraints de consacrer une part importante de leurs revenus au chauffage de leur logement ou à leurs dépenses de déplacements ; cette part est d’autant plus importante qu’on s’éloigne des villes, et concerne la moitié des ménages dans les zones isolées, selon une étude de l’Insee publiée aujourd’hui.

« Dès la couronne périurbaine, la part de ménages vulnérables dépasse en moyenne 30 %. Elle atteint même 41 % dans les communes multipolarisées et frôle 50 % hors des aires urbaines », détaille l’Insee.
Un ménage est considéré vulnérable lorsque ses dépenses pour le chauffage et l’eau chaude dépassent 8 % de ses revenus et 4,5 % pour ses déplacements. Or, dans les secteurs les plus isolés, « les ménages cumulent des revenus en moyenne plus bas et des dépenses énergétiques plus élevées », affirme l’Insee. En outre, la taille des logements, souvent plus grande dans les zones rurales, explique des factures de chauffage plus importantes : près d’un quart des ménages habitant dans un logement de plus de 150 m2 sont dans un état de précarité énergétique. La proportion est la même pour ceux qui vivent dans un très petit logement (moins de 25 m2), car il s’agit de ménages vivant sous le seuil de pauvreté. Dans trois régions au climat plus difficile qu’ailleurs – Lorraine, Auvergne et Franche-Comté – la vulnérabilité concerne plus du quart des ménages.
Ainsi « certains ménages se trouvent face à un choix difficile : renoncer à d’autres dépenses pour se chauffer correctement ou se déplacer ou, au contraire, se résigner à avoir froid ou à se déplacer moins », relève l’Insee.
Les personnes seules (un tiers) et les moins de 30 ans (43,1 %) sont particulièrement concernés, mais les ménages les plus nombreux à être en difficulté sont les retraités (1,8 million). Parmi les actifs, ce sont les ouvriers qui sont les plus nombreux à être vulnérables (1,2 million), soit près de 27% de cette catégorie sociale.
Les estimations étant basées sur des données de 2008, à une époque où les prix des carburants, du gaz et de l’électricité étaient moins élevés qu’aujourd’hui, on peut craindre que les chiffres actuels ne soient encore plus importants.

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Le 22 octobre, après trois heures de discussion en séance plénière, le Parlement européen a voté l’investiture, pour une durée de cinq ans, de la nouvelle Commission européenne par 423 pour, 209 contre et 67 abstentions Vous trouverez la composition cette commission en annexe (http://ec.europa.eu/commission/2014-2019_fr).

Pour la première fois, chaque citoyen européen a pu identifier des responsables politiques à la tête des listes présentées au suffrage universel. C’est un progrès démocratique important. Les résultats des urnes ont été respectés : C’est bien Jean-Claude Juncker qui va assumer la présidence de la Commission européenne, parce que c’est son groupe politique – le PPE – qui a rassemblé le plus de suffrages à l’issu des élections. C’est une bonne leçon à se rappeler pour les prochaines élections européennes en 2019. Le vote de chaque citoyenne et citoyen compte et est respecté !

Dans quel Etat membre de l’Union européenne l’assemblée nationale élue, auditionne-t-elle les ministres avant de les déclarer aptes à assumer la fonction ministérielle ?

Sans comparaison exagérée, il n’empêche qu’une fois que le nouveau Président de la Commission européenne – l’ancien Premier Ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker – a été validé par l’assemblée plénière du Parlement européen en juillet dernier, il a composé le futur Collège de la Commission européenne en concertation avec chacun des Etats membres. Il a regretté vivement le peu de femmes proposées à la responsabilité de Commissaire européen. Il a réparti les responsabilités. Les auditions publiques individuelles des futurs Commissaires se sont déroulées du 29 septembre au 6 octobre, durant trois heures. Chaque futur Commissaire s’est retrouvé en situation de grand oral devant les Commissions parlementaires correspondantes à leur futur champ de responsabilité.

Et ce n’est pas une simple formalité. C’est du sérieux !!

Le parlement nouvellement élu par les peuples d’Europe, en mai dernier, a joué son rôle. Des Commissaires ont dû compléter leur audition orale par une épreuve écrite (le Français Pierre Moscovici, mais aussi le Slovaque Maros Sefcovic) Une candidate Commissaire n’a pas été validée : La Slovène Alenka Bratusek. Sa remplaçante est la Slovène Violeta Bulc Des responsabilités ont été adaptées, réattribuées pour tenir compte de l’avis du parlement, par exemple le candidat Commissaire slovaque Maros Sefcovic, initialement en charge des transports, se retrouve à une vice-Présidence en charge de l’Union énergétique. La citoyenneté était attribuée au hongrois Tibor Navrascis, un ancien ministre de Victor Orban (Premier Ministre hongrois) portant atteinte aux libertés, fortement critiqué : Changement d’attribution.

 La Commission européenne peut être soumise à tout moment au vote de censure du Parlement européen.

La nomination de Pierre Moscovici menace la majorité socialiste à l’Assemblée nationale

En effet, le poste de commissaire européen ne fait pas partie des fonctions pour lesquelles un député peut laisser son siège à son suppléant. Selon le code électoral, seules les fonctions de membre du Conseil constitutionnel, de Défenseur des droits ou de membre du gouvernement prévoient qu’un député puisse faire appel à son suppléant.

Après les élections législatives de 2012, les socialistes avaient remporté 295 des 477 sièges au palais Bourbon. Mais ils ont depuis perdu plusieurs sièges au gré des législatives partielles, et la perte éventuelle de celui de Pierre Moscovici les ferait passer sous la barre de la majorité absolue (289 sièges), nécessaire par exemple pour l’adoption des lois organiques.

 

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En 2010, la cour des comptes commet un rapport au vitriol sur la gestion des hôpitaux militaires. Un coup de tonnerre ! Des centaines de millions d’euros de déficit, des méthodes de travail à revoir, des réorganisations à prévoir, un document à charge, l’artillerie lourde, sans coup de semonce en préalable. Bref, le branle-bas de combat est de mise dans les hautes sphères du Service de Santé des Armées, si je puis m’exprimer ainsi.

Durant les années qui ont suivis, tout le monde s’est fortement remis en question, a revu l’ensemble des taches liées à sa fonction, est parti à la recherche des coûts superflus, a augmenté les cadences afin de favoriser l’accroissement de l’activité, revu complètement les méthodes de travail, créations des fédérations, mutualisation des achats et des finances, meilleure prise en compte de la T2A, etc… Entre l’Administration centrale et les hôpitaux ont été conclus des contrats de retour à l’équilibre financier (CREP). Ces CREP ont été le fil rouge de la gestion des établissements hospitaliers militaires. J’ai vécu l’engagement de chacune des personnes employées au Val de Grâce sous la pression d’une hiérarchie et des tutelles impatientes et exigeantes. Le tout dans un contexte international très tendu,  Afghanistan, Mali, Centrafrique, des théâtres d’opérations extérieures qui mettent fortement à contribution la chaine santé, en hommes (et femmes) et en matériels. De plus, l’Hôpital du Val de Grâce excelle dans une discipline rare qu’il a fallu préserver, j’ai entendu dernièrement qu’on appelait cette activité « la médecine diplomatique ». Que ce soit au profit de personnalités aussi bien françaises qu’internationales, ce type de prestations est tu. Secret médical + devoir de réserve + le culte du secret propre à la grande muette font qu’il est difficile d’en faire la promotion.

Ces dernières années furent difficiles, mais productives : Les engagements sur les opérations extérieurs ont été tenus. Et l’Hôpital d’Instruction des Armées du Val de Grâce a rempli sa part de la meilleure façon qui soit. Celui-ci, et principalement les hommes et les femmes qui le compose ont réussi à transformer leur métier et faire que l’HIA du Val de Grâce soit l’un des meilleurs, y compris en ce qui concerne la bonne gestion.  

Et le 15 octobre 2014, aux alentours de midi et demi, la nouvelle est tombée. L’Hôpital d’Instruction des armées Du Val de grâce fera partie de la charrette des dissolutions, des disparitions.  Au vu de la somme des efforts consentis et des résultats obtenus, c’est le sentiment d’injustice qui prédomine au moment de l’annonce.

Les raisons qui ont conduit à prendre cette décision sont connues :

–          redéploiement des moyens du Service de santé des Armées, beaucoup trop concentré sur l’hospitalier au détriment de la médecine des forces qui commençait à en souffrir,

–          situé rive gauche de Paris, dans une zone où il y a un excédent de lits hospitaliers qui avoisine les 30 %, il n’est pas considéré comme indispensable par l’Autorité Régionale de Santé (ARS), ni même par l’APHP,

–          Un bâtiment obsolète qui nécessiterait des travaux lourds d’un montant avoisinant les 200 millions d’euros et une fermeture de l’établissement pendant plusieurs années.

Ces raisons peuvent paraitre légitimes, surtout au vu des sommes folles impliquées, mais il y a le symbole.

Au sein des forces armées, les symboles sont importants, tout aussi importants que les moyens. Et le Val de Grâce est un symbole fort, du service de santé bien évidemment, mais également de la république, plus précisément de l’image de la république à intérieur comme à l’extérieur de ses frontières.

Quant au montant qui parait exorbitant, il faut rappeler que  c’est 20 % de moins que le prix que l’Etat était prêt à payer chaque année à Ecomouv pour la gestion des portiques écotaxe, 3 fois moins que ce que coutera aux contribuables l’entretien du député Thevenoud durant son mandat.

L’abandon du Val de Grâce est un gâchis. C’est une grande perte.

Je ne vous parle pas du plan social qui en découle. Il existe des tas de militaires engagés sous des contrats  de quelques années, des civils qui sont employés au titre de CDD de quelques mois, des employés d’entreprises prestataires.

 

 

 

 

 

 

 

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Je vous propose la lecture d’un écrit de monsieur le sénateur Vincent Delahaye, un coup de gueule en fait, sur la manière dont le gouvernement présente les économies à venir :

L’Etat impose aux collectivités territoriales de participer à son plan d’économies 2015/2017 à hauteur de 11 milliards sur un total de 50 pour l’ensemble des dépenses publiques.

Ce chiffre est trompeur pour plusieurs raisons:

  • Il ne tient pas compte de l’effort de 1,5 milliard déjà réalisé en 2014, dont 588 millions supportés par les communes et 252 millions par les intercommunalités;
  • Ces 11 Milliards sont l’addition des efforts supplémentaires demandés chaque année par l’Etat, mais au final, entre début 2014 et fin 2017, ce sont bien 28,1 milliards de recettes cumulées qui manqueront dans les caisses des collectivités territoriales…L’effort est presque le triple de celui annoncé…
  • L’Etat compare ces 11 milliards aux 18 milliards qu’il s’imposerait à lui-même…A ceci près que les 11 milliards d’un côté sont des économies réelles, de « vraies »  économies sur son budget et de « vraies » recettes en moins pour les territoires tandis que les 18 autres milliards sont calculées de manière « tendancielle » c’est-à-dire comme une moindre dépense « par rapport à  la progression attendue des dépenses de l’Etat »… et le gouvernement n’a toujours pas indiqué le détail de ces 18 milliards aujourd’hui encore un peu fictifs!!!
  • Aux 11 milliards – en fait 28,1 milliards…-, il faut ajouter les autres efforts imposés par l’Etat aux collectivités pour remplir ses propres caisses ou celles d’organismes sociaux en difficulté, des mesures qui ont fortement augmenté nos dépenses de fonctionnement. Citons pour mémoire: la suppression du jour de carence (70 millions); la revalorisation des fonctionnaires de catégorie C, coût essentiellement porté par les collectivités territoriales dont le personnel est composé pour près de 80% de catégorie C contre à peine 20% dans la fonction publique d’Etat (700 millions pour les seules communes); la modification de plus de trois points du taux de cotisation employeur à la caisse de retraite (CNRACL) sur deux ans 2013 puis 2014 (500 millions); l’augmentation de la TVA qui affectent depuis cette année les dépenses de fonctionnement…. A cela s’ajoute les mesures que l’on connait, coûteuses pour les collectivités, du type réforme des rythmes scolaires (1 milliard de coût pour l’ensemble des communes métropolitaines, dont un quart sera pris en charge par l’Etat, uniquement pour la première année…)

 Si je comprends bien que l’effort de mutualisation doive être encouragé dans les territoires pour parvenir à réduire autant que possible nos dépenses de fonctionnement, je vois mal comment les collectivités territoriales pourraient faire face à cette injonction paradoxale de l’Etat: baisser leurs recettes en même temps qu’on augmente leurs dépenses…

 L’effort des communes et intercommunalités sera en 4 ans plus du triple de celui sur lequel communique l’Etat…alors qu’il devrait être équitablement reparti!

Oui à des efforts équitablement répartis entre tous, y compris les collectivités.

Non à des efforts concentrés sur les collectivités!

A titre d’exemple, à Massy, avec les mesures annoncées, notre DGF pourrait passer de 7,7 millions en 2013 à…2,2 millions en 2017…et ce, malgré une forte hausse attendue de notre population…. Elle a de fait été ramenée à 7 millions dès cette année (-10%).

La commune paye chaque année environ 2,5 millions de TVA sur ses charges de fonctionnement…Ainsi en 2017, nous pourrions être contributeur net au budget de l’Etat…. C’est selon moi inconcevable…

 Fidèlement

 Vincent Delahaye
Sénateur-Maire de Massy

www.vincentdelahaye.fr

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Madame la Sénatrice,
Messieurs les Sénateurs,

Je suis Eric Deloire, militant centriste et élu du département de l’Essonne. Mais c’est à titre professionnel/privé que je me permets de vous écrire aujourd’hui.

Suite à un rapport incendiaire de la cour des comptes en 2010 ajouté à la mise en œuvre du nouveau livre blanc, le Service de Santé des Armées prépare son plan SSA2020. Un plan qui bien évidemment réduira la voilure en concentrant les efforts du SSA sur l’opérationnel au détriment de l’hospitalier. Le choix qui a été fait semble de bon sens.

A une petite nuance prés, j’ai l’immense honneur et privilège d’être employé au sein d’un des plus prestigieux hôpitaux d’instruction des armées, celui du Val de Grâce. L’hôpital du Val de de Grâce, outre ses attributions en tant qu’établissement hospitalier, assure un service supplémentaire, il joue un rôle en politique étrangère, rôle sous évalué à mon avis, en raison de l’extrême discrétion sur le travail effectué en ce sens autant bien de la part de l’institution elle même mais également de chacun de ses personnels.

L’organisation de l’hôpital est probablement à revoir, mais son maintien en activité, en tant qu’établissement hospitalier militaire recevant personnalités et dignitaires étrangers est absolument nécessaire en ces périodes troubles au niveau international. J’en suis convaincu.

Si je vous écris aujourd’hui, c’est que l’avenir de l’hôpital d’instruction des armées du Val de Grâce est incertain.  Des bruits, des rumeurs de plus en plus insistantes sur sa fermeture parcourent non seulement l’établissement, mais également tout le service de santé des armées. Avec un détail qui a son importance, ces rumeurs ne sont pas démenties par la hiérarchie.

Vous comprenez mon inquiétude.

Selon le calendrier prévisionnel de vos travaux, le 14 octobre prochain, vous recevrez en audition au sein de la commission de la défense et des affaires étrangère, monsieur Jean Yves Le Drian, ministre de la défense. Pourriez vous luis demander des précisions, des informations sur la réorganisation du service de santé des armées en général et sur le devenir de l’HIA du Val de Grâce en particulier.

Par avance, je vous remercie de l’intérêt que porterez à ma requête et vous prie Madame la Sénatrice, Messieurs les Sénateurs,  mes salutations les meilleures.

Eric Deloire

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Le constat est fait, depuis longtemps d’ailleurs : Le nombre de fonctionnaire est très important dans les rangs des assemblées. C’est un problème. 55% des députés par exemple, sont issus du secteur public, contre 15% issus du privé, dont 0(zéro !!) ouvrier.
Cette composition a évidemment des conséquences sur la nature des lois votées : des lacunes dans la connaissance des réalités de l’entreprise par exemple mais ce n’est pas la seule.
La raison de cet état de fait est connu, les élus venant de la fonction publique bénéficient du système de détachement qui permet principalement d’être assuré de retrouver un poste à la fin de leur mandat. Les avocats et médecins peuvent eux, continuer à exercer leur métier. Les rares députés issus du secteur privés doivent quitter leur emploi dès qu’ils deviennent parlementaires. A l’issue de leur mandat, l’allocation chômage à laquelle ils peuvent bénéficier est fortement dégressive. La prise de risque, surtout en période de crise comme aujourd’hui est quand même très importante.
J’entends, je lis que la solution serait de retirer aux fonctionnaires leur privilège (Aaah !!! le mot « privilège » concernant les fonctionnaires, dénoncés par des élus professionnels, rémunérés par l’argent du contribuables depuis des décennies, faut avoir un toupet phénoménal je trouve !!!!) et forcer les fonctionnaires à démissionner du service public au moment de leur élection. Ce réflexe de toujours vouloir tirer vers le bas a de beaux jours devant lui. Car si cette décision réduirait évidement le nombre de candidat issus du secteur publics, elle n’inciterait en rien les salariés du privé à s’y présenter.
Michelin a pris la décision de garantir à tout salarié élu parlementaire qu’il retrouvera son revenu et son emploi dans la même firme, une fois qu’il aura quitté l’hémicycle. Je pense que c’est LA solution, l’égalité de traitement sur l’engagement de garder son poste et son salaire à l’issue de son mandat. Il est bien évident que ce ne sera pas quelque chose de facile à mettre en place, les entreprises peuvent même disparaitre durant le temps que dure un mandat, mais tout de même !! ces dispositions ne concerneraient que 0,0016% des salariés. Les difficultés à mettre en place cet engagement sur un nombre si minime de personnes pouvant être concernées ne sont pas un prix très élevé par rapport au bénéfice démocratique que le pays en tirerait.

Les parlementaires s’honoreraient à voter une telle loi.

Une loi qui enlèverait à ce gens, beaucoup trop nombreux, qui aiment à critiquer les politiques, un prétexte pour ne pas se porter eux même candidat.

Peut être y verrait on des conséquences inattendues, sur l’inégalité hommes-femmes au Parlement, allez savoir ….

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